‹ Sainte Elisabeth de HongrieChapitre 54 sur 58 · Kolbe, Die Einfûhrung. p · texte numérisé non relu

Kolbe, Die Einfûhrung. p

2. Cependant le chroniqueur Fr. Lucae raconte que le cardinal de Breslau ayant demandé, vers 1C80, au landgrave les ossements de sainte Elisabeth qu'il voulait placer dans l'église Saint-Jean, à Breslau, son maître répondit en riant:

Récemment, Dudik a découvert, dans les archives de Mergentheim, une correspondance entre le grand-maître de l'Ordre teutonique, le prince François-Louis de Trêves, et l'archiviste Kheul, en l'année 1718, de laquelle il résulterait que l'endroit secret oii se trouvaient les ossements de sainte Elisabeth, dans l'église de Marbourg, n'était connu que par la tradition orale, transmise au grand-maître et à son entourage, et qu'à cette époque cette tradition même était incertaine. Il ajoutait qu'en creusant une tombe, on avait découvert auprès de celle du grand-maître de l'Ordre, Conrad, landgrave de Hesse, une petite cassette en fer dans laquelle on pensait que se trouvaient les ossements de sainte Elisabeth et, pour cette raison, on l'avait immédiatement remise à sa place 1.

Lors de la restauration de l'église Sainte-Elisabeth, que nécessitèrent les dégâts causés par l'inondation de 1847, on fut obligé de déplacer le monument du landgrave Conrad ; sous ce monument, on trouva une pierre sculptée, lorsqu'on

« dois sey ferne, dass ich meinen Vetter in seiner Superstition soUte stârken ». Heusinger, Geschichte des Hospitals, p. 37.

1. «... man in der Tiefe ein eisernes Kistlein gefunden, worin man der heiligen Elisabeth Reliquien enthalten zu seyu geglauLt, und deswegen ganz in der Stille wieder «' rmacht habe. » (D' B. Dudik, Ucber die Auffindung der iUUquien der heiligen Elisabeth. Wien, 1858, p. 17.)

l'eut onlevée, on en rit une seconde ; un examen attentif fit découvrir une fente presque imperceptible dans latjuelle on glissa un instrument et l'on souleva ainsi le couvercle d'un sarcophage en pierre, contenant une cassette en plomb dans laquelle se trouvaient des ossements. Immédiatement, Oh songea aux ossements de sainte Elisabeth, car ils paraissaient fort anciens, mais étaient incomplets ; le crâne n'y était pas, l'on en retrouva plus loin un fragment, peut-être celui qui manquait au crAne de la chapelle de Breslau'. Les autorités de Cassel refusèrent non seulement l'autorisation nécessaire pour faire quelques études, mais ordonnèrent de replacer, sans relard, la cassette dans le sol. La tradition qui veut que les feliques de sainte Elisabeth soient restées dans son église se trouva confirmée par cette découverte; en 1861, un travail^ sur ce sujet conclut à l'authenticité des reliques retrouvées; mais malgré les instances de l'évêque de Fulda dont dépend Marbourg, le Gouvernement de la Hesse refusa de laisser faire les moindres recherches \ . Introduite par la violence, maintenue par la

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