‹ Sainte Elisabeth de HongrieChapitre 6 sur 58 · Pauler, A magyar nemzet tôrténete, t. II, p · texte numérisé non relu

Pauler, A magyar nemzet tôrténete, t. II, p

éventuellement à l'empereur Manuel, il était accompagné, lui aussi, d'une suite nombreuse et les « seigneurs Bêche et Gergely » devaient rester auprès de lui^

De retour en Hongrie, on put constater que le duc, devenu roi sous le nom de Bêla III, n'avait rien perdu, malgré son long séjour à la cour de Byzance, de son patriotisme et de sa foi. Cet inflexible attachement à sa patrie et à sa religion devait se retrouver plus tard, dans le caractère de sa petite-fille, sainte Elisabeth.

Gertrude promit d'envoyer bientôt d'autres cadeaux à sa fille et effectivement, une année s'était à peine écoulée, qu'elle lui faisait parvenir des bijoux et des pierreries, des étoffes précieuses, de l'or et de l'argent à l'état brut, pour une valeur de 7.000 marks d'argent, c'est-à-dire 155.000 florins 2.

"Le roi demanda au chef de la mission, Gautier de Varilla, de lui donner sa parole de gentilhomme de toujours veiller sur le précieux dépôt qu'il lui confiait. Varilla prêta solennellement serment de toujours veiller et, au besoin, de défendre la royale enfant confiée à ses soins et à son honneur.

L'ambassade se remit en route vers l'Allemagne, heureuse d'avoir si bien réussi et enchan-

Page 1