‹ Sainte GenevièveChapitre 12 sur 36 · Delaumosne, Le pèlerin de Aanterre^ i885, p. i-a · texte numérisé non relu

Delaumosne, Le pèlerin de Aanterre^ i885, p. i-a

L'ENFANT DE NANTERUE. 21

sacrifice et eut le bonheur d'y participer pour la première fois. Là enfin revivait, toujours douce et lumineuse, la vision du saint évêque tenant sur elle sa main vénérable pour la préparer à devenir la vierge du Christ*.

I. La précocité que le biographe attribue à la piété de Geneviève enfant, les sentiments dont il met Texpression sur ses lèvres dans le récit de son entrevue avec saint Germain ont éveillé les susceptibilités de quelques critiques et suscité des doutes que ne sauraient partager ceux qui ont de rhagiographie une connaissance un peu plus étendue. Dans des temps plus rapprochés de nous et sans sortir de notre pays, nous trouvons, par exemple, une bienheureuse Françoise d'Amboise qui fait preuve d'un tel discernement et d'une telle ferveur, qu'on l'admet à la sainte communion dès l'âge de cinq ans. La bienheureuse Marguerite-Marie montre une précocité surnaturelle non moins étonnante. Elle n'a pas encore quatre ans qu'elle se sent pressée de se ▼ouer à Jésus-Christ et qu'elle s'engage à n'appartenir qu'à lui (Ch. Daniel, Histoire de la bienheureuse Marguerite^Marie, Paris, 1866, p. 6). On pourrait multiplier ces exemples. Ce qui est raconté de l'enfance de sainte Geneviève peut donc être tenu pour indubitable.

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