I. G. Kurtb, CloviSf p. SjS
fille du peuple, et l'auréole sacrée réunît dans la mort comme dans la vie deux âmes sœurs, entre lesquelles les vaines distinctions sociales de ce monde ne subsistaient plus. La gloire de la reine ne fut pas éclipsée par la gloire plus éclatante de la vierge. C!otilde ne cessa d'être pour ainsi dire associée aux honneurs dont sainte Geneviève était l'objet*. »
Ce ne fut pas seulement sainte Clotilde que Dieu appela à suivre le chemin de la sainteté sur les traces de sainte Geneviève. Par une attention délicate delà Providence, qui rend plus attachante encore la douce figure de la Patronne de Paris, cette première sainte de France avait réuni en sa personne les principaux traits de nos grands saints nationaux. Elle a quelque chose du zèle apostolique de Rémi et des autres évêques qui ont fait la France a comme l'abeille fait sa ruche » . Appelée à exercer une influence sur les destinées de son pays, elle a inauguré la politique de saint Louis, celle qui veut la grandeur de la France par le règne du Christ. Elle a travaillé à cette noble cause avec une énergie virile, comme le fera plus tard moins longuement, mais plus brillamment et aussi saintement, sa sublime et vaillante sœur, Jeanne d'Arc. Elle a les vertus royales de Clotilde et de Bathiide, les vertus religieuses de Radegonde, de Jeanne de Valois, de Jeanne de Chantai, la mortification d'une