‹ Sainte GenevièveChapitre 28 sur 36 · I. G. Kurth, Sainte Clotilde^ p. i · texte numérisé non relu

I. G. Kurth, Sainte Clotilde^ p. i

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sainte Colette, le tendre amour d'un saint Bernard et d'une bienheureuse Mai^uerite Marie pour le Seigneur Jésus, la dévotion d'un saint Benoit Labre pour les sanctuaires vénérés, le dévouement d'un saint Landry pour les malades, d'un saint Jean de Matlia pour les prisonniers, l'incomparable tendresse pour les pauvres d'un saint Vincent de Paul qui, à douze siècles de distance, ressemble si étroitement à sainte Geneviève qu'on les croirait frère et sœur.

Sainte Geneviève a aussi inauguré dans notre pays le rôle social de la femme chrétienne et surtout de la vierge qui se consacre a Dieu pour se donner plus complètement aux déshérités et à tous ceux qui souffrent. Pendant des siècles, « le rôle des femmes chrétiennes était quelque chose d'analogue à celui des anges gardiens; elles pouvaient conduire le monde, mais en restant invisibles comme eux*. » Elles demeuraient confinées au manoir du chevalier ou derrière les grilles du cloître. Saint François de Sales voulut les faire sortir, mais n'y réussit point. Saint Vincent de Paul l'entreprit à son tour et mena l'œuvre à bonne fin. Il prit la vierge chrétienne et la jeta au milieu du monde pour seconder l'action du prêtre, exercer la charité, travailler au progrès de la religion et de la civilisation, en un mot reproduire Geneviève avec l'ampleur et la liberté de son zèle.

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