LA CHAIR DE JÉSUS
pandre la doctrine du salut. Cette doctrine, qu'il prêche en toute vérité*, couronne et achève la Loi mosaïque * : elle accroît les exigences de Dieu à notre endroit^, elle se ramène toute à l'amour* et à l'adoration de Dieu*. Condamné a mort par les Juifs, sous Ponce Pilate®, il meurt sur la croix après avoir enduré dans sa chair d'atroces souffrances^; mais il ressuscite trois jours après sa mort, comme l'avaient annoncé les Prophètes, et, après avoir vécu dix-huit mois auprès de ses disciples, il remonte vivant au ciel*.
Son humanité était identique à la nôtre; sinon, « il ne se serait pas alimenté ; il n'aurait pas éprouvé la faim après ses quarante jours de jeûne ; son disciple Jean ne l'aurait pas montré s'asseyant parce qu'il était fatigué; David n'aurait pas annoncé la douleur de ses blessures, il n'aurait pas pleuré sur Lazare; il n'aurait pas éprouvé une sueur de sang ; il n'aurait pas dit : Mon âme est triste ; la lance en frappant son côté n'en aurait pas fait jaillir du sang et de l'eau. Voilà autant de signes irrécusables de la chair'. »