LA DIVINITÉ DE JÉSUS
Maïs, si merveilleuse qu'elle soit, cette histoire de Jésus n'épuise pas toute son histoire. Car Jésus n'est pas seulement cet homme qui a provoqué Tâmour, puis la haine des Juifs de Jérusalem et de Galilée ; c'est encore Dieu lui-même dans sa réalité mystérieuse et infinie. Jésus est réellement et a]>solument Dieu comme il est réellement et absolument homme; il est l'un et l'autre à la fois. Il est Dieu, il devait être Dieu, puisque c'était la vie divine qu'il fallait procurer à l'homme. Il est donc né de Dieu, comme Adam a été modelé de la main même de Dieu ; si Marie est sa mère, Joseph n'est pas son père; c'est la vertu de l'Esprit qui a fécondé la Vierge et Ta rendue mère*. La preuve qu'il n'est pas le fils de Joseph, et qu'il est vraiment Dieu, c'est qu'il remet les péchés : c'est donc que c'était lui qu'atteignaient nos péchés*. Mais s'il est Dieu, comment accorder ce fait avec l'unité divine ? Comment admettre qu'il est autre, et plus, qu'un Ange de Dieu ? S'appuyant sur saint Paul et sur saint Jean, Irénée sépare absolument le Christ ilu monde et le constitue en Dieu. C'est le Fils unique du Père, coéternel à lui, qui était dès le commencement et qui le glorifiait dès avant la création des mondes ' ; c'est le Verbe par lequel, à l'origine,
1. III, ai, lo (955, A, B), III, 19 (938-941), ai (946-955) et V, I (i 120-1 123), III, 16, 2 (921), 18, 2 (934, A).
3, IV, 14, I (loio. A), |20, 7;(ïo37, A). V, 18, 2 (1173, ii), m, 18, I (932, B).
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