ADOPTION
lui voler ses vases, si d'abord il ne Ta ligotté » : Satan nous avait enchaînés et nous tenait captifs ; le Christ Ta ligotté, et lui a pris les hommes, et Ta justement fait prisonnier, lui qui nous avait injustement faits captifs *. Désormais, l'homme est délivré, il est libre : il recouvre ce que lui a fait perdre son esclavage, sa désobéissance à Dieu, sa faiblesse vis-à-vis de Satan, je veux dire l'immortalité' et la ressemblance avec Dieu'*.
Car, si la vie vertueuse ne fait que commencer l'ascension de l'homme vers Dieu, cette ascension n'est pas tout ensemble préparée et achevée, et comme rendue parfaite, par la destruction du péché et la ruine de Satan ; le Verbe incarné ne se contente pas de nous procurer cet avantage négatif; il nous rapporte encore notre titre de fils de Dieu, il restaure l'acte par lequel Dieu nous a adoptés comme ses enfants. Puisque le Verbe est le Fils unique de Dieu, et que le Verbe s'est fait homme, et que, par conséquent, l'homme communie avec le Verbe, l'homme participe à sa dignité de fils et reçoit parla l'adoption divine*. Voilà pourquoi, parlant du don qu'il apporte, le Verbe a dit : Vous êtes des dieux et les fils du Très Haut**. Voilà
1. V, 21, 2-3 (1179-1182), surtout ii8a, B. Cf. III, 18, 6 (938, A).