‹ Sainte IrénéeChapitre 162 sur 174 · ÉDITIONS ET ÉTUDES · texte numérisé non relu

ÉDITIONS ET ÉTUDES

(Paris, 1710) (réimprimée, Venise, 1734) a servi de base à toutes les éditions subséquentes. Elle est reproduite dans Migne p. g. vu (1857); on y trouve, outre les notes courantes, des dissertations préliminaires d'un grand prix sur les hérétiques qu'Irénée passe en revue dans le premier livre, sur leurs actes, leurs écrits et leurs doctrines, — sur la vie de saint Irénée, ses gestes et ses écrits, — sur la doctrine de saint Irénée ». L'édition d'Harvey (Cambridge, 1857), aujourd'hui la plus utile de toutes, n'a que ce double avantage qu'elle a pu mettre à profit les Philosophownena et qu'elle donne des fragments syriaques et arméniens de découverte récente. A. Papadopulos-Kerameus a publié quelques nouveaux fragments de l'original grec dans les 'AvaXexTût eepoaoXufjuTtxTiç ffTayuoXoyiaç. tome I, Saint Pétersbourg, 1891, p. 387-389* ».

Les études sur saint Irénée sont relativement peu nombreuses. Les dissertations de Massuet, Touvrage . de Mgr Freppel : Saint Irénée et V éloquence chrétienne dans la Gaule pendant les deux premiers siècles (Paris, Bray, 1861, 488 pages. — 3« édition, 1886) sont toujours à consulter. On trouve dans Ueberwegs : Grundriss der Geschichte der Philosophie. Zweiter Theil (8** édition, revue par Max Heinze. Berlin, Mittler, 1898) un utile aperçu de la philosophie d'Irénée. — Mais Tétude de beaucoup la meilleure dont on dispose aujourd'hui est celle qu'a consacrée M. Harnack au grand évêque de Lyon dans son Lehrbuch der Dogmengeschichte, Erster Band, p. 464-547 et passim. (Freiburg im Brisgau. Mohr. 1888. Zweite Auflage). — Les polémiques actuelles soulevées par la question johannique

I. O. Bardenhewer, trad. Godet et Verschaffel : Les Pères de VÉgtise (Paris. Bloud). I (1898), p. aii-!iia. — On sait que rAcadémie des Sciences de Berlin a entrepris de rééditer tous les Pères grecs.

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ramènent Tattention sur saint Irënëe; et, comme le témoignage de celui-ci est très explicite, comme il attribue très formellement le quatrième Evangile à Yapôtre saint Jean (cf. supra, p. 58 et i02-io3), on constate de divers côtés une tendance à déprécier la valeur de ce témoignage en dépréciant son auteur*.

LE LIBER « ÀD VERSUS YÀLENTINIÀNOS » DE TERTULLIEIT

On admet en général que Tertullien a écrit son Liber adpersus Falentinianos^ après qu'il eut adhéré au Montanisme. On reconnaît unanimement qu'il n'a guère fait que reproduire saint Irénée, en s'inspirant aussi de saint Justin, de Miltiade et d'un certain Proculus.

Voici deux passages qui permettent de se rendre compte du fait.

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