LES FRAGMENTS DE PFAFF
paru, qui contenait des chaînes^ quatre fragments de saint Irénée entourés d'un très savant commentaire, sancti Irenaei episcopi Lugdunensis Fragmenta anecdaia quae ex bibliotheca Taurinensi eruit,,,, (171 5, sec. éd. 1743)*. Ces fragments rappelaient très bien les idées et la manière d'Irénée. On s'est aperçu que ces textes dont on n'avait ni un manuscrit ni une attestation ancienne étaient un habile pastiche d'Irénée, auquel Pfaff avait prêté ses propres théories*.
SAINT laÉNÉE ET MÀBGEL d'aNCYRE
Comme Irénée, Marcel d'Ancyre envisage l'économie du salut d'un point de vue essentiellement historique ; il lie très étroitement l'incarnation de Dieu et la déification de l'homme ; il en vient même à détruire la personnalité du Fils et à ressusciter le Sabellianisme. — Contre Zahn [Marcellus wn Ancyra. Gotha, 1867), M. Loofs prétend [Die Trinitàtslehre MarcelVs von An^ cyra.,.. Sitzungsb. d. K. A. d. Wiss. Berlin, 1902, I, 764, sq.) que Marcel ne dépend pas directement d'Irénée, lequel affirme la coétemité du Père et du Fils; Irénée et Marcel dépendent d'une source commune qu'Irénée combine avec les idées des Apologistes. — N'est-ce pas plutôt Marcel qui combine avec les idées d'Irénée les théories de Praxeas ?