‹ Sainte IrénéeChapitre 4 sur 174 · LE MONDE ROMAIN · texte numérisé non relu

LE MONDE ROMAIN

fin, lîatgâix rorfeaîrfcCf^àaHrée faisait le bonheur des peuples.* Cent millions 3'hpmmes vivaient unis autçiirf -^ }a.^$1^dit^]^raâéJ^> aous le gouvernement d'un même prince, obéissant aux mêmes lois*. « Des capitales superbes comme Alexandrie, Antioche, Carthage, Lyon, Athènes, Jérusalem n'étaient que des astres secondaires gravitant autour de la ville du Tibre : Rome semblait avoir pris possession de la terre pour toujours. Du milliaire doré du Forum s'étendait, jusqu'aux extrémités du monde, un immense réseau de routes publiques, qui faisaient circuler la vie dans tout ce grand corps. Les arcs de triomphe, surgissant sur tous les points du monde habité, voyaient des peuples passer sous leurs voûtes. Les amphithéâtres et les cirques se remplissaient de spectateurs, depuis les rivages de la Bretagne jusqu'au pied du Caucase. Des aqueducs immenses, portés sur des piliers sans nombre, apportaient aux villes l'eau fraîche des montagnes; enfin les tombeaux eux-mêmes, dont les inscriptions indélébiles triomphaient de l'oubli et de la mort, semblaient vouloir éterniser le nom des cités autour desquelles ils groupaient leurs silencieux faubourgs.

a Mais rien n'égalait la Ville incomparable assise sur les sept collines. Ses monuments étaient les palais du genre humain. Toutes les nations venaient

I. G. Kurth : Les origines de la civilisation moderne (Paris, Retaux, 4* édition, 1898), I, 2 sq. Je ne saurais trop recommander la lecture de ce beau livre; je lui emprunte les principaux traits de ce paragraphe.

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