IRÉNÉE ÉVÉQUE DE LYON
dirige Véglise de Lyon en qualité d'évêque, et, de la, son action rayonne à travers les Gaules. Les temps sont durs pour les chrétiens, au début surtout : la haine populaire ne désarme pas, et peutêtre fait-elle alors d'autres victimes, saint Epipode et saint Alexandre à Lyon, saint Marcel à Chalonsur-Saône, saint Valentin à Tournus, saint Symphorien à Autun. Ce qui semble plus assuré, c'est l'exaltation de la foi dans toutes les âmes que saint Irénée guide vers le Christ. Les phénomènes surnaturels dont parle saint Paul sont très fréquents encore : visions, extases, prophéties, guérisons miraculeuses, tremblements de crainte ou de joie, les fidèles d'Irénée connaissent — c'est Irénée luimême qui l'atteste^ — toutes ces manifestations de l'Esprit-Saint. Une inscription trouvée à Autun, et qui date vraisemblablement du temps d'Irénée,
mentaire de saint Jérôme sur Isaïe (XVIII, 64, 3. Éd. Vallarsi, IV, 761); Grégoire de Tours (H. F. I. 29 et In. gloria M. 49-5o) le lui décerne également. Mais ces témoignages sont trop tardifs pour être pris en considération. Saint Irénée fut enseveli à Lyon, dans la basilique de Saint- Jean, entre Epipode et Alexandre : en iSGa, ses restes ont été dispersés par les calvinistes. Sa fête est célébrée le a8 juin dans TÉglise latine, le a3 août dans TEglise grecque. [Le férial hiéronymien porte : IIII K iul... gai hirenaei epi cum alis VII. Leonidis plutarci sereni potamiœ marcellœ (Epternacensis , éd. Rossi-Duchesne, p. 83)].
I. V, 6, I (1137. B). — Makarios Magnés prétend même, à la fin du iv" siècle, que saint Irénée eut le don des miracles [Ilty a4i éd. Blonde], p. 109]; d'après Harnack Geschichte der altchristlichen Litteratur^ I. Die Ueberlieferung und der Bestand, Leipzig, 1893, p. 271.
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