ORIGINES
flre ces deux problèmes, c'est se préparer à mieux entcQcIre et à plus exaclement juger la réfutation qu'il écrivît de Valentin.
Le Gnosticîsme ravageait les jeunes églises des Gaules; il était venu par la même voie, peut-être à la même heure, que le Christianisme lui-même ; c'est en Orient qu'étaient nés l'un et l'autre, et M;*rseille et Lyon entretenaient avec l'Orient de freipients rapports. C'est donc la nécessité de la luUe qui poussa saint Irénée h écrire.
Il n'y a pas de doute, du reste, qu'il ait obéi U la prière d'un ami « bien aimé » : les préfaces tjui ouvrent chacun des cinq livres de l'ouvrage nous parlent très nettement de lui. Si son nom nous est pourtant inconnu, nous voyons qu'il était grec : Irénée lui écrit en grec; — versé peut-être dans réLiide des lettres: Irénée s'excuse de son méchant style ; — revêtu sans doute d'une dignité presbylérale ou épiscopale : il semble que sa fonction lui n'a iaii un devoir de réfuter l'hérésie*.
L'objet d'Irénée est de convaincre la Gnose d'erreur; mais il se propose aussi, tout particulièrement, tVeAposerSiVL grand jour les doctrines que leurs auteurs veulent tenir cachées. Le titre même de l'ouvrage le laisse entendre; et plusieurs passages le
i. IV. préf. I. (973) : « eo8..non longius sinas ia erroris ^noccdere profundum ». cf. I. préface (44*)»