I. Massuet. P. G
3. Loisjr. Histoire du Canon de V Ancien Testament (1890), 74 et Massuet, op» cii,, a48-a49-
3. Conjecture de Massuet, 249. Cf. lit, ai, a (948) et Esdras IV, 14.
4. L'ëpître à Philémon, seule, n*est pas citée; toutes les autres sont également attribuées à TÂpôtre.
5. Il n'est pas tout à fait sûr que la II' Pétri lui ait été coBUue, ni la lettre de saint Jacques. Loisj : Histoire du Canon du JV, T. (1891), 106.
6. Il ne cite jamais expressément la troisième, — non plus que répître de Jude^ — Mais il attribue expressément l'Apocalypse à l'apôtre Jean.
7. Il a en grande estime la lettre de saint Clément aux Corinthiens, sans l'accueillir pourtant dans le canon. Sur toute cette question, consulter Loisy : op, cit,, ioa-107.
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Evangiles ; il y en a quatre, et il n'y en a que quatre*; évidemment, les Gnostiques voulaient ajouter à ce nombre, ou en retrancher *.
Comme les contours de la collection, il semble que la lettre du texte ait paru à peu près fixée au jugement de saint Irénée. A l'exemple de Philonet de Josèphe, il admet Tauthenticité de la lettre d'Aristée : il croit que, sur la demande de Ptolémée P"^, fils de Lagus (3o6-285), 72 interprètes juifs envoyés de Palestine ont traduit en grec, non seulement le Pentateuque, mais encore tout l'Ancien Testament; il croit même, avec saint Justin, qu'ils ont travaillé chacun dans sa cellule, sous l'inspira-* tion du Saint-Esprit, et que la comparaison des soixante-douze traductions, trouvées de tout point identiques, a manifesté le miracle. A ce miracle, enfin, il ne trouve rien que de normal : le chapitre XIV du quatrième livre d'Esdras (37-47) lui fait croire que le texte hébreu a une fixité pareille à la fixité du texte grec et que c'est sous l'inspiration de Dieu même qu'Esdras l'a restitué dans sa teneur
1. III, II, 8-9 (885, sq.). Il compare les 4 Évangiles aux 4 parties du monde, aux 4 vents principaux et aux chérubins d'Ézëchiel, aux 4 Testaments (Adam, Noë, Moïse, Jésus-Christ).
2. Valentinne seservait guère que de saint Jean, Marcion que de saint Luc, les Ehionites que de saint Matthieu, d'autres que de saint Marc (III, 11,7, 884), tandis que certains docteurs préconisaient l'Évangile de Pierre, TÉvangile selon les Égyptiens, l'Évangile selon les Hébreux surtout. (III, 11,9,890-
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primitive et authentique, après qu'il eut été corrompu au temps de la captivité de Babjlone ^ C'est pourquoi il accuse Théodotion et Aquila d'avoir falsifié le texte original d'Isaïe lorsque, dans la prédiction fameuse : «une vierge concevra », ils remplacent par le mot « jeune femme », le mot « vierge ». Pourtant, ajoute-t-il, on ne peut accuser les « Septante » d'avoir accommodé le texte hébreu selon les exigences de la foi chrétienne : ils écrivaient plusieurs siècles avant Jésus ; Théodotion et Aquila, au contraire, vivaient un siècle et demi après lui. — Le texte du Nouveau Testament est fixé tout de même à ses yeux : la preuve en est qu'il accuse Marcion d'y avoir fait des coupures, d'avoir « écourté » notamment les épîtres de saint Paul' ; la preuve en est encore ces discussions de textes qu'il institue si souvent afin de déterminer le sens d'un mot ou d'un membre de phrase^.
Il nous serait précieux d'avoir en main l'édition des Ecritures où puisait Irénée; elle ne nous est pas parvenue. Mais du moins pouvons-nous dire qu'elle ne s'éloignait guère de . celles que nous connaissons : les très nombreuses citations qu'il a faites nous l'assurent. Je me bornerai ici à présenter trois remarques. Irénée connaît et utilise, comme parties intégrantes du texte, les généalogies et les récits de l'enfance qui sont propres à saint