‹ Sainte IrénéeChapitre 88 sur 174 · IV, 16, a-3 (1016-1017). Ils connaissent le Verbe (IV · texte numérisé non relu

IV, 16, a-3 (1016-1017). Ils connaissent le Verbe (IV

5. IV, i5, 16 (loia, 1019). Cf. i3, a (1008). Israël représente rhumanité aux yeux de Dieu, pense Irénée.

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plénitude des temps S le décisif progrès s'accomplit : la servitude fait place à la liberté, les esclaves deviennent des enfants, le règne de la grâce succède au règne de la loi : dans la personne de Jésus, le Verbe fait chair, Dieu s'abaisse jusqu'à l'homme afin que l'homme puisse monter jusqu'à Dieu. Jésus n'est pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; il y a dès lors, non pas changement, mais augmentation de lumière et de richesse. La vigne a été créée, non pour elle-même, mais pour le fruit qu'elle porte et qu'elle fait arriver à maturité : voici que « le fruit est mûr ; la paille et le sarment deviennent inutiles ».

En même temps que saint Irénée retient l'Ancien Testament dans la Bible chrétienne en l'y subordonnant au Nouveau, il sauve le Nouveau Testament des fantaisies exégétiques et doctrinales de la Gnose marcionite. Comme il a, plus distinctement qu'aucun autre, aperçu l'originahté de la Loi comparée à l'Évangile, Marcion devine plus

I. IV, 4.(980-983), 8 (993-995), 9 (996-999); I'» i^ (1001-1009). Cette idée de la pédagogie divine tient une très grande place dans Clément d'Alexandrie (/« Pédagogue)^ sans qu'on puisse affirmer qu'il y ait emprunt direct à saint Irénée. La principale fonction du Logos, pour Clément, est de veiller au progrès moral et religieux de l'humanité, a La seule différence qu'il y ait entre la pédagogie du Logos préexistant et celle du Logos devenu homme, c'est qu'elle a moins de sévérité maintenant et plus de tendresse. » (I. Paed. 59; de Faye : Clément d'Alexandrie^ p. 7a), Pour Irénée, au contraire, la loi morale est plus rigoureuse, depuis l'Incarnation.

clairement que beaucoup roriginalité de Jésus par rapport à ses disciples : seulement, ici comme là, il exagère et fausse Tidée découverte. A Tentendre, tous les Apôtres, saint Paul mis à part, ont déformé renseignement du Sauveur : « s'accommodant aux circonstances, ils (ont) conformé leurs doctrines à la capacité de leurs auditeurs et leurs réponses à la disposition d^esprit de ceux qui les interrogeaient; en sorte que les disciples, au mépris de la vérité et en parfaite hypocrisie, (ont) prêché à chacun ce qu'il était disposé à entendre ^ » Irénée réfute cette théorie : depuis qu'ils ont reçu TEsprit-Saint, les Apôtres sont devenus parfaits et l'on ne peut, sans absurdité, les accuser de mensonge; ils ont connu et prêché l'Évangile à une époque où il n'était pas plus question de Marcion que de Valentin*; enfin ne connaît-on pas leur conduite? « Qu'y avait-il de plus choquant pour les Juifs que ^de s'entendre dire publiquement : Cet homme que vous avez attaché à une croix, c'e'st le Christ, le Fils de Dieu, notre Roi éternel. Il est donc évident que les Apôtres ne parlaient pas aux Juifs d'après les idées reçues parmi ces derniers : ils avaient le courage de les appeler en

I. m, 5, I (858). Cf. m, la, 6 (898). En conséquence, Marcion rejetait saint Matthieu, saint Marc, saint Jean, les Actes, l'Apocalypse et les ëpîtres catholiques ; il ne gardait que l'ërangile remanié de saint Luc et dix ëpîtres de saint Paul.

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