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se réclame de la tradition. En écrivant aux Thessaloniciens, saint Paul les exhorte « à demeurei' fermes et à conserver les traditions qu'ils ont apprises, soit par les paroles, soit par sa lettre * m ; Papias et Hégésippe s'informent curieusement de ce que disaient « André, Pierre, Philippe, Thomas, Jacques, Jean, Matthieu » et de la conformité de l'enseignement épiscopal « à la Loi, aux Prophètes et au Seigneur* ». Les Gnostiques en appellent tout de même aux Apôtres dont ils prétendent reproduire l'enseignement' et connaître la vraie doctrine^: et ce sont leurs prétentions traditionnaUstcs qui donnent naissance aux évangiles apocryphes — tels les évangiles de Pierre, de Thomas ou de Mathias — et aux actes apocryphes des Apôtros — tels les actes de Pierre, de Jean, d'André ou tfe Thomas.
Irénée n'a donc pas inventé l'argument de tnidition; mais il en a déterminé le principe, défini l'emploi et expliqué la valeur.
L'enseignement oral est chronologiquement antérieur aux textes écrits. Les textes sont obscurs, souvent ils se taisent, ils ne reproduisent jamais que
I. II, Thés., II, 14. Cf. I, Tim., VI, ao et II, Joh., la. a. Turmel : Histoire de la Théologie positive (1(^04)^ i99'30o.
4. Cf. supra. Basiiide se présente comme le disciple de saint Pierre par l'intermédiaire de Glaucias, Valeuun comme le disciple de saint Paul par l'intermédiaire di.^ Théodas.
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