‹ Sainte IrénéeChapitre 96 sur 174 · I. V, ao, I (1177). Cf. I, 10, a · texte numérisé non relu

I. V, ao, I (1177). Cf. I, 10, a

a. III, 24, I (966). Cf. IV, 33, 7.9 (1076-1078).

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LA PLACE DE LA PfflLOSOPHIE. 119

C'est en interrogeant les Écritures et la Tradiiîon que rhomme peut le plus sûrement péntUer dans le mystérieux domaine de la nature et de Dieu.

Cette méthode très particulière, sans jamais condamner expressément la philosophie, ne lui accorde en [fait quun rôle quasi nul*. Elle s'explique par ce que nous avons dit précédemment, rorîeniîmon générale de la pensée grecque et la réacLion clirétienne contre le Gnosticisme; mais elle s explique encore par un fait très particulier. En face de la philosophie classique saint Irénée ne sîiit quelle attitude garder. Saint Justin voit en ellt; une émanation du Verbe de Dieu, car c'est h Moïse et a la Bible qu'ont puisé, d'après lui, tous les siv^es de la Grèce; il voit au contraire dans le Gnosticisme une œuvre du Diable. Saint Irénée ne se coTiienie pas de cette solution simpliste, mais il ne sait pas en formuler une autre. Il aperçoit très clairement dans lesphilosophies païennes l'origine de la Gnose ; et cette découverte ruine l'équilibre apparent ou se reposait la pensée de saint Justin. Faut-il dès lors proclamer la provenance diabolique de la pliilosophie ou la provenance divine de la Gnose ; faut-ii rejeter saint Justin, puisqu'il faut combattre Valentin? Tel est le problème qu'Irénée pose' ei ne

I. L-ënëen'y recourt que pour critiquer le* Uicorîes île ses adversaires; il ne s'en sert guère pour consiruiie les siennes.

%. Je ne crois pets que saint Irénée fasse jamais nilttxion à (a théorie courante d'après laquelle les philosoplies gixc.\ ont puisé

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