‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 120 sur 142 · MARCHESE, I. III, c. 1v · texte numérisé non relu

MARCHESE, I. III, c. 1v

ligence : «Père, lui disait-elle d'une voix presque éteinte,ouvrez-moiles trésors des pages sacrées, parlez-moi de Dieu, parlez-moi de Jésus. ‘La sainte Écriture est une lumière pour monesprit,

une:force pour ma volonté, un mélodieux concert pour mes oreilles, une liqueur enivrante pour mon âme, qui oublie alors les souffrances de ce’pauvre corps (1). »

Le 21 février:au soir, le P. Bevegnati lui .administra l’'Extrême-Onction. Elle reçut ce sacrement:avec de grands sentiments de piété, fit les plus touchants adieux aux Frères Mineurs et aux. Sœurs du Tiers-Ordre, leur demanda pardon ‘pour tous les scandales de:5a.jeunesse etde son âge mûr, et les pria.de joimdreleurs actions de grâces aux siennes pour ‘bénir Dieu de ses infinies:miséricordes. Elle passa toute la :nuit dans une suave'contemplation. Enfin, le lendemain matin, 22 février, jour désiré, jour béni où l'Époux la conviait.aux noces-éternelles, elle .fit ses-denniers:préparatifs. On lui apporta le saint Viatique, elle -adora .dans :ses anéantissements Celui qu'elle allait :bisntôt contempler dans.la splendeur. de sa gloire, et aux premières lueurs de:l'aube, selon la prédiction de l’ange, elle rendit son ê&me à Dieu dans un suprême ‘élan d'amour. ‘Elle avaït cinquante ans; elle en avait passé près delamoitié à Cortone, dansleslarmes de la pénitence et les effusions de la charité (2).

Au moment où elleexpirait, un vénérable:ser-

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