BEVEGNATI, C. XII, p. 38 3. Ibid., c. x11, p
Bientôt toutesles maladies se donnentrendezvous à son tombeau, où la multiplicité des prodiges accroit encore la confiance publique. Une dame de haut rang, dona Constance Alticozzi Orselli ; une femme du peuple, Baccia Zefferini; une religieuse hiéronymite, Sœur Marie-Fortunée Vannucci; un seigneur nommé Buzio,; un médecin nommé Antoine Ciarpaglini et cent autres personnes atteintes de maladies incurables affirment, sous la foi du serment, avoir été subitement et miraculeusement guéris par l'intercession de Marguerite (1).
A ces bienfaits d'ordre privé s’en joint un autre d’une portée plus générale, dont Cortone a gardé un souvenir impérissable. C'était en 1529, à l’époque des démélés entre François I°' et Charles-Quint, qui se disputaient la possession de l'Italie. Philibert de Challon, prince d'Orange, lieutenant de Charles-Quint (2) et successeur du connétable de Bourbon, qui avait été tué au siège de Rome, venait d'emporter le château Saint-Ange, de battre Lautrec à Naples, et se rabattait, avec destroupes gorgées de sang et de rapines, sur Florence, où il voulait relever les aigles impériales. Aucune ville, aucune place forte n’osait résister à la fougue de ce jeune capitaine de vingt-sept ans. Cortone fut la première, sur ce long parcours, à refuser de se soumettre, soit qu’elle eût des attaches avec le parti français, soit plutôt qu'elle voulût sim-