Ibid., loc. cit., p
messe et vit avec stupéfaction les ulcères couvrir de nouveau le corps de son enfant. N'’étaitce pas le châtiment de sa négligence? Elle l'entendit de la sorte et, repentante, renouvela son vœu, avec le même succès que la première fois. Le miracle était saisissant, et le cœur de la mère débordait de joie. Mais on oublie vite les bienfaits. Dona Bruna, par suite d’une incurie qui ressemble à de l’ingratitude, différa encore de tenir ses engagements, et le mal redouté fit sa réapparition. Enfin, prise de remords, elle se rendit à Cortone,s’humilia dans les larmes et la prière sur la tombe de la vénérable thaumaturge; et pour la troisième fois son fils fut subitement guéri. Elle ne dissimula point sa faute et raconta ingénument, devant don Félix, aumônier du sanctuaire, les circonstances du triple miracle opéré par celle qui se montrait si obstinément la consolatrice des mères affligées (1). La déposition se rapporte à l'année 1371. |
L'année suivante met en scène le propre frère de notre Bienheureuse, Barthélemy de Laviano, affiliée comme elle au Tiers-Ordre séraphique.
Lorsque le concile de Vienne eut décrété la croisade (6 mai 1312), Barthélemy s'était embarqué à Ancône pour la Terre sainte, avec quelques-uns de ses compatriotes. Pendant la traversée, ils essuyèrent une affreuse tempête, qui