juin 1279. Voir ROHRBACHER, Hist. de l’Église, 1 LXXV
ment après la conclusion du traité de paix, le Pape confia au cardinal Orsini, son neveu, la mission d'achever la pacification des provinces affranchies du joug de l'étranger et de réconeilier les deux irréconciliables factions des Guelfes et des Gibelins : mission difficile, que le cardinal remplit avec succès, et dans laquelle l'avaient aidé, à son insu, les prières de la servante de Dieu.
Cortone savait, grâce à quelque heureuse indiscrétion, quelle part secrète, mais active, Marguerite avait prise aux négociations de la ville avec don Guillaume, et même au différend soulevé entre Rodolphe et Charles d'Anjou, et sa vénération pour l'austère pénitente s'était accrue de la reconnaissance qu'elle devait à l’Ange de la paix.
Quant à la Sainte,toujours humble et simple, plus on l'exaltait, plus elle s’abaissait. Comblée par le Créateur de faveurs émimentes dont personne ne s'étonnait plus qu’elle-même (1), et par les hommes, de louanges qui auraient pu troubler une âme moins fortement trempée, elle renvoyait toute gloire à Dieu, auteur et source de tout bien, ou, si elle profitait de l'enthousiasme général, c'était pour étendre le règne du Christ, subvenir aux besoins des indigents, ses frères privilégiés, et mieux remplir ce rôle de servante des pauvres qui était contemporain pour elle de son agrégation au Tiers-Ordre séraphique.