‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 52 sur 142 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Nous avons déjà dit un mot du Tiers-Ordre séraphique ; il est bon d'y revenir ; car peu de personnes, même parmi les plus pieuses et les mieux intentionnées, s’en font une idée précise. Les unes n'en voient que le côté ascétique, avec sa règle et ses privilèges, ses jeûnes et ses prières ; les autres, que le côté politique, avec sa puissance d'association d'où sortit au xurr° siècle l'indépendance de l'Italie. Les unes et les autres portent sur cette institution un jugement forcément incomplet et faux, parce qu'elles n'en considèrent que le corps, l'éclat extérieur et les résultats partiels. Ici, comme dans toutes les œuvres, c'est l'âme qu'il faut considérer, parce que c’est elle qui est le principe de la vie et de la fécondité. Quelle est donc l'âme de cette institution? Léon XIII, dans son Encyclique Auspicato(r),nous la révèle avec cette magnificence de pensée et de style qui le distingue. « François, écrit-il, entreprit de placer sous les yeux du monde vieillissant l'image de l'idéal chrétien, et fit refleurir en Europe la paix domestique, l'intégrité des mœurs, la tranquillité publique, l'usage légitime de la fortune privée, toutes

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