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sion et les mérites de Sœur Marguerite de Cortone. » Ses parents se décidèrent à l'amener dans cette ville. Quand ils furent sur les hauteurs de Castel Giraldi, d’où l’on découvre dans le lointain la citadelle de Cortone, le démon s'enfuit, en déclarant que l'atmosphère de ces montagnes était saturée des prières de Marguerite, et que ces prières étaient pour lui un feu dévorant. Les parents n'en poursuivirent pas moins leur route jusqu’à Cortone, afin de remercier la Sainte et d’être bénis par elle. A l'expression naïve de leur gratitude, Marguerite répondit en gémissant : « N’attribuez qu'à Dieu un miracle auquel mes péchés et mes ingratitudes n'auraient pu que mettre obstacle. » Et son humilité les édifia, autant que la délivrance de leur fils les avait consolés (1).
Ce prodige fut bientôt suivi d’un autre où fut guérie une jeune femme, également de Borgo San Sepolcro, qui aboyait comme un chien, mugissait comme un bœuf, rugissait comme un lion, et dont la tête s’agitait avec une violence capable de donner la mort. De retour dans sa patrie, la miraculée ne manqua pas d’y publier les mérites et la charité de sa libératrice (2).
La sainte thaumaturge était elle-même l'objet d'élévations surnaturelles qui la signalaient malgré elle à la vénération publique. Parmi ces faveurs, dont le récit émaille toutes les pages du chroniqueur toscan, il en est une que nous