‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 73 sur 142 · Tbid., c. 1x, pp. 13 et 30; et c. XI, p · texte numérisé non relu

Tbid., c. 1x, pp. 13 et 30; et c. XI, p

de ses conseils ; mais il décida que, pour ne pas irriter les esprits, on se tiendrait sur la réserve, et qu'à moins de cas de nécessité, le P. Bevegnati ne visiterait plus la malade que tous les huit jours (1). Il mourut en 1290 et eut pour successeur le P. Philippe, qui, prenant tout de suite une mesure radicale, envoya le P. Bevegnati au couvent de Sienne (2), avec mission de rétablir la paix entre les diverses factions qui s’y disputaient le pouvoir.

Qu'on se figure l'affliction de la Sainte à cette nouvelle. De bronze pour les injures du monde, indifférente aux contradictions soulevées au sujet de la nature de ses visions, elle se montra très sensible au départ de son guide spirituel. Ceux-là ne lui en feront pas un crime, qui se souviendront de la bonté avec laquelle il avait accueilli la pécheresse! A plus forte raison si, comme Marguerite, ils savent par leur expérience personnelle tout ce que vaut un sage.

directeur, tout ce qu'il déverse de lumière et de force, de patience et de courage, souvent au milieu des circonstances les plus délicates, dans l’âme qu'il conduit à Dieu! N'est-il pas l'œil qui surveille, la main qui redresse, le cœur qui console, le souffle qui fait éclore et développe le germe de la grâce? Quoi de plus naturel, quand il s'éloigne, que de pleurer un départ qui est toujours un brisement de cœur et la perte d’un conseiller sûr et discret !

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