Ibid., c. 11, p
8. Ibid., c. 11, p. 9. — « Cum constet ex fama ipsam Proprio ore prophetasse quod dicta Ecclesia ad regimen dicti‘Ordinis post longum tempus devenire debebat. » (bid., Dissert.. p. 175.)
4 Ibid., c. v, p. 1.
Ce martyre inexprimable, avec ses délaissements et ses crucifiantes angoisses, ce martyre qu'ont éprouvé tous les saints, la Victime de Jésus le subit à son tour; et au milieu de quelles amertumes! En proie aux aridités d’esprit, se croyant pour ce motif abandonnée et réprouvée de Dieu, haletante, éperdue, elle ressemblait à l'épouse du Cantique des cantiques, qui demande à toutes les créatures où est son Bien- Aimé, et qui court à travers les rues de Sion, s'imaginant qu'à chaque pas elle va le rencontrer. En vain ses confesseurs essayaient-ils de faire pénétrer un rayon de lumière dans la nuit obscure où son esprit était plongé. Elle était inconsolable : il lui manquait le Dieu de son cœur, et avec Dieu, tout lui manquait. « Seigneur, s'écriait-elle en gémissant, si je dois être damnée, comme je le mérite, accordez-moi du moins la grâce de vous aimer et de vous servir fidèlement ici-bas jusqu'à mon dernier soupir (1). » D'autres fois, la violence des sentiments qui l'oppressaient lui inspirait des appels déchirants, dont l’amour doublait la force : « Dieu tout-puissant, rendez-moi vos bonnes grâces!
Que je vous voie, ô divin Epoux de mon âme!
Car sans vous je n'ai point de repos. Pardonnez-moi, Seigneur, la hardiesse de mon langage; car rien ne peut remplir mon âme, si ce n'est vous, qui seul renfermez la plénitude des délices (2).» Et l Époux se cachait, comme la mère