BEVEGNATI, c. vil, p
qu'il n’attribue qu'à moi tout le bien qu'il fait; qu'il prêche à temps et à contre-temps, mêlant à la douceur qui attire la force qui entraîne; car il y a peu d'ouvriers apostoliques aujourd'hui (r).»
Enfin, le 25 novembre (1289?), après la vision sur la chute de Tripoli, elle lui mandaït de revenir un instant à Cortone pour apaiser la querelle survenue entre les Rossi et les Recabeni, et lui transmettait ces encourageantes paroles du Sauveur : « Que le Père (Giunta) te console et te visite par amour pour moi. Qu'il n épargne pas sa peine; car je lui prépare de grandes faveurs, en récompense de sa sollicitude pour ton avancement spirituel. Je le bénis pour tant de travaux entrepris en vue de ma gloire, et le ferai grand dans le ciel. Qu'il se prépare à recevoir mes dons surnaturels, et qu'il s'efforce d'effacer jusqu'aux moindres taches de sa conscience. Il aura une grâce spéciale pour rétablir la paix dans les âmes par la confession, et la concorde publique par la prédication. Qu'il soit un apôtre par sa fermeté de caractère, un prophète par l'amour de la vérité, un confesseur de la foi au sein des tribulations. Que l'épreuve n’abatte pas son courage; car on ne vient à moi que par le chemin du Calvaire, et mes grâces sont toujours proportionnées à la violence de la tempête. Qu'il conforme sa manière d'agir à cet écrit. Il est le fils béni que j'invite à travailler avec toi à la pacification de Cortone (2). »