PRÉFACE XI
pas le droit d’altérer l’histoire, parce qu'elle est empreinte de surnaturel, ni de retrancher certaines lignes caractéristiques de la physionomie, parce qu’elles ne répondent plus aux goûts du jour; et nous déclarons hautement qu'une seule passion a dirigé nos recherches et guidé notre plume : l'amour de la vérité.
A l’amour de la-vérité s’est jointe une pensée de patriotisme, née des tristesses de l'heure présente. Pourquoi la taire, puisqu'elle a soutenu notre courage au milieu de labeurs parfois écrasants ? Cette pensée, douce comme une espérance, forte comme une conviction, c’est que notre travail ne serait point inutile au relèvement du pays et que nous apporterions une pierre à l'édifice de restauration sociale qui se prépare. Nous savons que si l'exemple du vice a ses entraînements, l'exemple de la vertu a aussi ses attraits, ses séductions, et nous croyons que les charmes incomparables de cette figure, où la majesté des larmes s'allie aux plus exquises tendresses de la divine charité, captiveront les cœurs de nos contemporains, comme ts ont captivé le nôtre.
Au frontispice de Sarnte-Marguerite de Cortone, on lit ces deux mots :
PŒNITENTI MARGARITÆ A Marguerite pénitente.
Plaise au Ciel que l'histoire de son retour à Dieu lui suscite, parmi la foule des esprits égarés ou déchus, un grand nombre d’imitateurs ! Plaise au Ciel que la France elle-même, cette grande pécheresse des temps modernes, s'ébranle et se ressouvienne du baptistère de Reims, du pacte sacré qui
XIT PRÉFACE
l’anit à Dieu, et de la fière devise de 3es aïeux : Gesta Dei per Francos ! Nous appelons de tous nos.
vœux et suluans dans l'avenir le jour fortuné: où, débarrussée du joug odieur des bandes juive et roaçonnique qui la ruinent et læ déshoncrent, rentré en possesmon d'elle-même et hontense d'avair été leur esclave, elle fera graver sur les hauteurs de Montmartre, en signe d'un retour définitif à sa mission traditionnelle, ces deux mots victorieux :
PŒNITENTE GALLLÆ À. la France pénitente.
C'est anec confiance que nous déposons aux pieds de la Marie-Madeleine de l'Ordre sraphique nos vœux el rRoS patriotiques espérances.
P.. LÉoOPOLD DE CHÉRANCÉ,.
Missionnaire.
Paris, 8 septembre 1909.