‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 7 sur 142 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

mi précisuxr comme document contemporain, -u moins l’æspect d'une histoire que d'un rapport .tendent à démontrer l'excellence des vertus de la péntitente :et l'action du surnaturel divin. Aucun ordre chronologique ; souvent les détails du même fait sont éparpillés dans deux ou ‘rois chapitres (1) Tout ctle au projet que caresse l’auteur de faire un dravail qui serve de ‘buse à l'introduction de la Ccœuse en cour de dèome. Ce paint de vue nous :exphiquepourqguoi, nous transportant d’un bond dans une afmmosphère exclusivement surnaturelle, xl élague de son récit, comme étrangères au but qu'il se propose, ‘une foule de notions ‘historiques que nous regardons aujourd’hui comme essentielles. Pour nous, ceétevérité n’a plus besoin :de démonstration. Ælle nous a servi de fil conducteur à travers wn labyrinthe d'apparitions célestes où le dectewr court toujours risque de s'égarer. Les notes du P. Ludovic de Pelago, auteur du XVIII siècle dont les chissertations font autorité dans la matière, les archives de Cortoneet l'étude de L'histoire contemporaine sont achavé de dissiper les ténèbres qui nous entauratent, el nous .s0mmes paruenu, par ‘varie d’induation, à rétablir, avec la préotsion possible en pareille circonstance, l'ordre chronologique et la raison des merveilles que naus ‘auions sous ‘les yeux.

Si la Légende (2) en question manqueide clarté, en renanche:alle ‘offre toutes les garænties de .sincérité et d'authenticité que peut exiger la icritique.

u. Prenons pour exemple l’ange annonçant à Marguerite l'heure de sa mort. Les détails de ce message se trouvent épars dans trois paragraphes différents. (BEVE- GNATI, C. VI,-I1, et C. XI, 4 et 20.)

‘2. Terme du moyen âge qui signile ‘Histoire ou ‘Vie.

x PRÉFACE

Bevegnati fut le confesseur de la Sainte, avant d'en être l'historien, et ce témoignage fut publiquement confirmé, dans la cour des Casali, par Badia Ventura, aumônier de Saint-Basile de Cortone, par les autres directeurs de Marguerite et par un personnage dont on ne saurait nier ni l’autorité ni la compétence, le cardinal Napoléon Orsini, légat du Saint-Siège. Aussi avons-nous étudié à fond cette Légende. Nous pouvons même dire que notre ouvrage n'en est qa’un commentaire, et que s’il renferme quelques beautés, elles s’y trouvaient cachées, comme le diamant dans les entrailles du globe. Nous n'avons eu que le mérile de les extraire.

En somme, ces pages écrites avec la fidélité d’un témoin, la conscience d'un prêtre et la délicatesse d’un ami, nous donnent la vraie physionomie, le vrai portrait de Marguerite. Pas n’est besoin de le chercher ailleurs. Il est là, devant nous, vivant, tracé de main de maître, avec cette vigueur de tons propre aux contrées ensoleillées du Midi ; et tous nos efforts n'ont tendu qu'à en reproduire au vif les contours harmonieux, le coloris, l'énergie native, sans omettre le nimbe radieux de vertus et de miracles qui permet d'assigner à notre héroïne une place d'honneur dans la galerie, si nombreuse, si brillante, des saints de l'Ordre séraphique.

Cette glorieuse auréole aura peut-être pour effet de provoquer, de la part des esprits timides ou incrédules, des réflexions peu bienveillantes. Les uns nous reprocheront une ‘affirmation si hardie du surnaturel ; les autres se railleront d’un myslicisme qui contrecarre leurs idées positivistes. Que nous importe ? Nous ne nous reconnaïissons

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