BEVEGNATI, C. X, P
était humble, elle s'agenouilla devantson cruüfix, et dans la même journée elle eut une vision où le Verbe incarné, lui montrant parmi ks séraphins le trône étincelant d'or et de pierrreries où siégeait saint François, et tout autour un vaste espace réservé à ceux de ses disciples qui marcheraïent sur ses traces, répondit en ces termes à sa demande : « Ma fille, cet Institut est grand; c'est un arbre immense où circule une sève généreuse et dont les moindres branches seront vivifiées par ma grâce. Que les supérieurs ne craignent donc pas d'accueillir favorablement ceux qui désirent entrer dans l'Ordre. Quand les postulants n’auraienten vue que la conservation de la belle vertu et le chant des louanges divines, il me plairait qu’on leur ouvrit les portes du cloitre; et quand ils ne songeraient qu'à fuir le spectacle des vanités, crimes et scandales du monde, il me plairait encore qu'on les admit (x). »
Ainsi, le monastère est un abri assuré contre les scandales du monde; il n'exige point, de la part du postulant, l’état de perfection. Maïs œux qui l'habitent ne doivent-ils pas tendre sans relâche à la sainteté? N'est-ce pas le fond même de leur vocation? Et alors quel sera le vrai religieux, le vrai disciple de saint François, le vrai Spirituel? A cette nouvelle demande de la Bienheureuse, le divin Maître fait la réponse suivante : « Le vrai disciple de saïnt François,