‹ Sainte-Sophie de ConstantinopleChapitre 15 sur 21 · V. plus haut p · texte numérisé non relu

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méridionales de la Grande-Église. Il n'existe plus aujourd’hui. Il en est de même d’un escalier en colimaçon (xoyA{x) dont le livre des Cérémonies signale l'existence derrière la conque de l’abside‘. Du côté du Puits sacré se trouvait un autre cochlias qui conduisait à l’extrémité orientale de la galerie méridionale*.

L'empereur descendait aussi des catechoumena par un autre escalier tournant. Il passait par ce grand cochlias quand il se rendait des galeries supérieures soit aux Portes royales, soit à la Belle porte, soit à l’Athyr. Après avoir descendu l'escalier, l’empereur prenait à gauche, traversait une salle (Adacxxhetov) ? qui était peut-être l’école des catéchumènes et où se trouvaient les tables pascales (rx5y#k1x); puis il descendait des marches avant d'entrer au narthex. Quand il se rendait à l’Athyr, il ne pénétrait pas dans le narthex, mais prenait encore à gauche pour arriver à l’Athyr *.

Ce grand cochlias est difficile à identifier. L'empereur à pu passer par l’escalier qui subsiste dans le contrefort sud-ouest, ou par l’escalier* en pente douce, situé à l’angle sud-ouest de la

4. A la fête de l’Orthodoxie, l’empereur, étant entré dans l’autel, passait par le côté du sanctuaire et montait par le cochlias, situé derrière la conque, dans les catechoumena pour se rendre au mitatorion (Cer. I, 28, p. 160).

2. Cer. 11, 14, p. 566; Il, 38, p. 636. Cet escalier tournant doit être le paratwgpixioc xoyhiaç par lequel les souverains, qui se trouvent au mitatorion du rez-de-chaussée, montent dans les catechoumena (Cer. II, 10, p. 548). M. Antoniadis, "Exopaoic, pl. XVII place le cochlias du mitatorion près du coin sud-est de l’église, Il pouvait aussi se trouver dans le contrefort sud-est et faisait ainsi communiquer directement le mitatorion du rez-de-chaussée avec le mitatorion de la galerie, Il est impossible d’avoir accès à l'intérieur de ce gros contrefort de construction postérieure. L’escalier primitif a dû être noyé dans la maçonnerie.

3. Cf. Estienne s. v. Il y avait aussi un Didaskalion à l’église de la Vierge Chalcopratia (Cer. 1, 30, p. 167).

4, Cer. I, 22, p. 126; II, 38, p. 636, I, 28, p. 157-158. Ce dernier texte mentionne avant l’Athyr le pnrévov et le tpiywvov sur lesquels on n’a aucun renseignement.

5. Cet escalier, on le sait, a son pendant au coin nord-ouest, C’est par là que les étrangers montent aujourd’hui dans.les galeries supérieures de la mosquée.

mosquée. Mais on pourrait songer aussi à un autre escalier qui existait autrefois près du minaret sud-ouest '.

Constructions adjacentes servant au culte.

Il y avait à Sainte-Sophie un Skevophylakion (Exevoourdrtov) où l’on conservait les vases et les objets sacrés servant au culte*. Le samedi saint, après avoir accompli les actes rituels dans l'autel, l’empereur passait par le côté gauche, c’est-à-dire nord, du sanctuaire, et entrait au Skevophylakion pour y prier et encenser les vases sacrés. Il s’asseyait ensuite avec le patriarche qui lui donnait dans une ampoule l'huile préparée l’avant-veille avec des aromates et des essences végétales (ré te vépdov wat rx setbia) et ayant des propriétés médicinales’. Le nard était

1. Cet escalier a dù être détruit lors de la construction du minaret, M. Prost, à qui je dois ce renseignement, en a reconnu des vestiges.

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