Sainte Térèse, écrivain
Un des nombreux projets que l'illustre critique espagnol, D. Marcelino Menendez y Pelayo, emporta dans la tombe était de publier une étude approfondie sur Sainte Térèse écrivain.
Jusqu'à ce jour, pareille étude n'a pas été écrite. L'œuvrette de San chez Moguel, El lenguaje de Santa Teresa, est d'une valeur bien relative et l'étude de Blanca de Los Rios, El influjo de la Mistica de Santa Teresa, est bien courte. Pourtant, en dehors de ces travaux, auxquels il faut ajouter quelques articles et quelques pages détachées dans les biographies et dans les histoires de la littérature, l'immense bibliographie térésienne ne renferme rien sur le sujet.
Or, de l'avis de tous les critiques, Térèse d'Avila occupe dans la littérature de son pays une des premières places. Écrivain du début de la période classique, l'importance de son œuvre pour les lettres espagnoles est au moins égale à celle de Montaigne ou de Pascal pour les lettres françaises.
Mon but est de présenter, non seulement aux croyants que leur foi prédispose à admirer la Grande Mystique, mais encore à tous ceux qui savent apprécier la Beauté partout où elle se rencontre, une synthèse qui mette pleinement en lumière cette attachante figure littéraire.
Un moderne, confirmant le jugement de toute la