ACTE V
Du salut. Donne ! donne !
Thérèse, les veux sur le parchemin, parait ne rien voir, ne rien entendre.
rapprochée, presque à voix basse
Oh ! donne-le, Thérèse !
Jamais, douce et muette en l'ombre qui m'apaise. Je n'ai voulu savoir s'il était demeuré Un peu de rêve humain dans ton espoiu sacré. Mais qui sait si, plus tard, un regret...
Tendrement :
Donne vite.
THÉRÈSE en un désespoir terrible
Que celte chose puisse être pensée et vite 1
Et elle éclate, comme brisée, en un sanglot déchirant.
Cependant, là-haut, Ervann monte la colline devant le cortège monacal.
Ah ! cède !
U>E CARMÉLITE
Il va mourir !
JUA>A
suppliante
Et tu peux empêcher...
Après un long silence, épié anxieusement par Ximeira, Thérèse se reconquiert, se redres-e.
THÉRÈSE
Cette flamme soit le signal de son bûcher !
Et elle brille le papier à la flamme d'un cierge. Ximeira a poussé un cri terrible, se jette vers la terrasse, tend des bras éperdus du côté de la colline, où le bûcher s'élève.