‹ Sainte ThérèseChapitre 135 sur 146 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Dans l'église du Carmel d'Albe de Tormes. L'église est somptueuse et sombre d'ors éteints, de marbres foncés. — ■ C'est le soir. Mais peu de cierges sont allumés. On n'en voit guère qu'au fond d'un petit autel lati-ral. — Au dehors rougoie splendidement sur les coteauï le couchant visible par les deux grands porches à droite et à gauche, vers le fond. Ces porches sont clos de hautes grilles.

Au milieu du théâtre, pas trop en avant, d»s tentures pesantes, de pourpre sombre, avec des figures sacrées tissées et brodées d'ur, descendant vers les degrés d'une estrade invisible, d'un très haut dais où est peinte, sur fond de sinople, la Salutation angéhque, selon la dédicace de ce Carmel. — Quand les tentures seront écartées, elles seront maintenues au fond par des statues d'anges, penchées, qui lèvent des torches aux flammes d'or.

A droite, au premier plan, l'entrée du bas-côté de l'église.

Au lever du rideau, des novices et quelques professes du Carmel d'Albe sont prosternées à gauche, sur les degrés de Testrade invisible. — De l'autre cùté sont agenouillées des bourgeoises, des montagnardes, des pauvresses.

Un pauvre est assis, à droite, près du bénitier, sur un banc de pierre auquel fait face un autre banc. — Il est très vieux, et tend une sébile — Des gens qui entrent, gens de tout rang, lui font l'aumône, vont se mettre en prière.

On n'entend d autre bruit que le chuchottement des oraisons, déchiré parfois par le sanglot d'une carmélite prosternée.

Un pèlerin très vieux, plus vieux que le pauvre, entre par le bascôté.

THÉRÈSE. - XIMEIRA. — JUANA.

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