‹ Sainte ThérèseChapitre 21 sur 146 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Que fais-tu là:'

Il a pris une corde. Il place le Ijàton contre le mur, et la cortie sur un escabeau pris de la porte. Ximeira le regarde de tout près.

Tu n'as plus l'amulette au cou?

Tandis qu'il va vers la petite armoire, d'où il emportera un sac, une gourde et ilu pain :

Voyons, tu n'as pas pris au sérieux, je pense. Le repentir et sa céleste récompense;*

11 descend vers la porte.

Pourcpioi t'éloignes-tu, sans geste, le front bas, Vers celte porte?

11 tond la main vers la serrure. Ximeira so jolie sur lui.

Ervann ! tu ne t'en iras pas!

Je l'ai pris. Je te garde! Allons, c'est une chose Absurde de partir sans raison. Dis la cause!

Il fait un pas.

Quoi! cette nonne, ingrat, la veux-tu donc d'amour?

Il va récarter pour passer. Elle tombe à gonou.r. Elle l'enlace, elle pleure.

Ail! reste! Toi parti, ce serait à mon tour De partir, pour plus loin. J'implore tes sandales. Pitié! Grâce! Demeure! Oh! les morts sous ces dalles Satlendriraient. Es-tu plus sourd que le cercueil?

11 l'écarle, avec plus de résolution; elle se dresse, s'élance vers la table.

Regarde, Ervann.

Elle a saisi un couteau.

Je meurs dès ton pas sur le seuil.

Impassii)le, il se tourne tout à fait vers la porte et va sortir. Elle le suit. Elle est debout devant l'image de la Sainte Vierge. Avec de l'ironie et lie la rage :

Quoi! Chrétien, il te plaît que ton autel s'arrose De mon sang?

Elle a uionlé une marche.

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