ACTE PREMIER
Avec une irritation maîtrisée :
Çà, voulez-vous enfin me laisser passer?
en levant son hàton
saints de Dieu 1
Avisant Balban :
Prèlez-moi votre épée!
Non.
tirant sa rapiore
Elle cède
El ne rompt point.
Quatre.
.\vant (le la donner :
C'est deux ducats, et, lorsque j'aide.
lui jetant une petite sacoche
Voici mon sac d'aumône !
Il prend l'épée.
Et je suffis!
Par Xavier qui ferraille avec le crucifix, Par Ignace qui mit au vent dague et flamberge. Pour Jésus son Seigneur et sa Dame la Vierge,
Aus hommes de la porte :
Place, allons!
RUY
à ses hommes
Dégainez !
Ils se ruent sur Don Luis. Combat rapide, les pleutres ne tenant pas longtemps contre le prêtre gentilhomme. L'un après l'autre, blessés ou désarmés, ils fuient ; un seul résiste encore, c'est Ruy. Pendant le combat :
ERGOL
Quel poignet !
BALBAN
C'est plaisir De voir cela.
Dis ton Pater
Touche !
Ea elTel, lluy vient de tomber cq laissant clioir son arme. Don Luis, très ému, se jette vers lui, se met à genoux.
Pauvre homme! Il fallait fuir!
Lui mettant aux lèvres la croix de l'épée :
Baise la croix.
Il tàte le blessé, cherchant la blessure.
se soulevant
Non... à l'épaule...
Il est debout, fort jicnaud, et, en montrant la ruelle :
Et si VoUe Grandeur le permet!...
U o > LUIS
en riant
^ a-t'en, drùle!
Puis il jette l'épée à Balban, ramasse son bâton, va vers le couvent, levé le heurtoir. On n'ouvre pas II heurte encore. Enliti, à travers le iruichet, passe la voix tremblante de la sœur tourière.
LA S œ U R T O L H 1 È U E
Qui veut entrer!'
Elle reconnaît don Luis.
Grand saint! c'est vous!'
Elle ouvre la porte.
Bonsoir, ma se Que le divin Amour soit en votre humble cœur!
Elle s'est agenouillée, elle se relève.
Vous avez bien tardé !"*
LA S œ; u R J'étais comme de glace
A cause d'un grand bruit qui venait de la place.
D o > LUIS qui entre dans le couvent
Oui, les chemins ne sont pas très sûrs en ce temps...
La porte se referme.