ACTE III
Mais d'un agneau perdu les verges m'ont puni.
Avec violence :
Gloire au diable! par qui l'on fait, narguant le Verbe, De l'ombre avec l'étoile.
LA SORCIÈRE
Et du crime avec l'herbe !
Ils se sont rejoints, ils descendent ensemble vers la multitude qu'on ne voit pas.
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Le sabbat! Mais, pourquoi sévices, trahisons. Firent-ils que le mal, Dieu juste, ait ses raisons Et n'ait pas en soi seul sa cause tout entière?
Il va poursuivre sa route. Parmi les arbres et les broussailles, à gauche, apparaissent, sur une hauteur, Balban et Ercol qui balancent une étoffe large, avec des nœuds, gonflée.
Fort lourd !
Un
BALBAN
ERCOL
BALBAN
Deux!
Ils jettent sur le théâtre le lourd paquet qui s'ouvre et d'où s'échappe un désordre multicolore de bardes fantasques. — Barban et Ercol s'adressent aux loqueteux qui, de toutes parts, descendent vers le vallon.
Holà! voici le vestiaire
De l'enfer !
ERCOL
Gens de corde et de carde !
BALBAN
Caqueux !
ERCOL
Pieds-à-griffes !
BALBAN
Corbins !
ERCOL
Chiens-cerviers !
l34 SAIJNTE THÉRÈSE.
Sombres gueux !
Quoi ! lorsque le grand bouc, en camail noir, s'adorne D'une mitre à la queue et d'un cierge à la corne, Lui direz-vous la messe en pièlrc accoutrement?
E R c o L Fi ! Scnors ! il se faut damner plus galamment,
BALBAN
pendunt que s'altrou[jent craintivement, avec des glissements de bêtes, les misérables
Don Lope, acteur fameux qu'encombre un grand bagage. Ayant mis chez un juif ses oripeaux en gage. Je les ai dégagés, d'un geste adroit. Vauriens ! Prenez. Je ne vends pas.
Ils déploient les costumes et font le partage. ERCOL
Un Turc !
Deux Syriens I
ERCOL
Un nègre !
BALBAX
Et n'ayez nul scrupule, honnêtes hures!
Je m'y retrouve, ayant mis à part les dorures.
ERCOL
Une mitre!
Il en coilTe un mendiant à béquilles.
Le diable en sera très flatté!
BALBAN
Un poignard!
A un vagabond des montagnes :
Tiens, bandit!
ERCOL
Un miroir!
A une vieille sans dents, hideuse.
Tiens, beauté!
BALBAN
Qui veut d'une soutane?