‹ SainteHélèneChapitre 46 sur 93 · CHAPITRE DOUZIÈME. lit · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME. lit

misères passées, et n ayant d'aatres aimes qne des pierres, leurs efforts étaient impuissants. Quelquefois même un élan mal calculé a pu en lancer quelques-uns dans le vide ou sur des pentes contre lesquelles ils ont rebondi jusqu'au fond.

A droite de Bam-Hill, la mer apparaît de

nouveau enti^e les arbres , mais pour un instant seulement, à cause du bouquet de pins qui avoisine le télégraphe. A la suite de ce bois de pins, en tournant toujours vers la droite, Tair plus vif annonce que Ton fait face au sudest; le vent pénètre dans les yeux et dans les narines, et oblige chacun à consolider sa coiffure sur sa tête. Si on n*est pas perdu dans une bouffée de nuages ou aveuglé par la pluie, on peut voir à ses pieds de longues* pentes roides et dénudées , et dans le fond du ravin une cabane habitée par quelques nègres affranchis.

£n face et jusqu'à la mer une série de hauteurs vont en s*abaissant progressivment, elles sont déchirées en tous sens par les pluies. Deux masses rocheuses se soulèvent au loin et se dé-

m SAINTE-IIÉLÈiSB.

tacbent sur FOcéan, ce sont les Sommets de pierre; le fond du tableau est rempli parla mer, qui montre çà et là quelques taches blanches d*écume. Un espace immense se présente ainsi au spectateur; les limites restent vagues dans la brume de Tborizon , et à part cette chétive cabane et une ou deux ruines que Foeil ne remarque qu après une observation prolongée, rien ne décèle la main de Thomme dans tout ce panorama.

Entre ce dernier point de vue et la plantation de pins qui a servi de point de départ à cette description de ce que Ton peut voir de Longwood, la mer disparaît derrière les contours plus élevés de la partie centrale de l'île. L'œil plonge d'abord dans les profondeurs de ce même ravin qui passe au pied de Longwood, puis, en se laissant aller à remonter le long de ses pentes, jusqu'aux points qui avoisinent Hutt's-Gate, il voit les commencements de cette vallée qui se montrent plus verts et un peu plus boisés que ce que l'on a rencontré jusqu'ici. Les derniers plans sont occupés pai- les som-

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