CHAPITRE SEIZIÈME. 1S
pièce qu'ils ont ainsi attaquée s*écrase sous le poids de ce qu elle supporte. Le teck et plusieurs variétés du chêne sont les seules espèces de bois que les fourmis blanches ne réussissent pas à percer. Aussi toutes les maisons de la ville sont-elles plus ou moins lézardées pai* suite des dégâts de ces rongeurs , et Ton cite plusiem s exemples de planchers écroulés dont la chute n .avait pas d'autre cause que Fappétit extraordinaire de ces hôtes incommodes. Les bureaux de la mabon Salomon et Moss, qui viennent d'être récemment reconstruits par suite de dévastations de ce genre, ont été relevés entièrement en pierre et en fer, et toutes les boiseries des portes, des fenêtres et des bureaux .ont été faites en bois de teck. Aussi cette maison , qui a coûté des sommes considérables à ses propriétaires, est-elle destinée à voir se succéder autour d'elle plusieurs générations de maisons ordinaires.
La ville est ti^aversée par un petit ruisseau qui suit la ruelle de dégagement ménagée en aixière de la rue du Prince Alfred, du côté de
r église , et va se jeter dans la mer après avoir traversé le fossé du retranchement (jui ferme Facccs de la viUe. C'est une source tributaire de ce ruisseau, et située au pied de la cascade de Briars, qui a été résenrée, dès 1782, pour les besoins de Jame»-Town. Ce travail, complété et amélioré à diverses reprises, en 1823, 1831, 1834 et 1856, fournit environ 1,500 litres d'eau à la minute, et dessert non* seulement la ville , mais encore la fontaine établie en 1782 sur la jetée pour les besoins des navires.
£n 1852 on a également établi une conduite d*eau partant de- la cascade de Briars , et dirigée sui* la vallée de Rupert , poui' le service de la prison civile et pour le dép6t des nègres.