CHAPITRE DIX-HUITIÈME
tOMMAIBE.
De l'()ii{;inc de Saiiitc-IIélèiie. — Crète centrale. — Grand cratère, — Décomposition des roches. — Dos laves ; plusieurs variétés. — Scories magnétiques. — Les calcaires ne peuvent senrir; le plâtre existe à peine. — Trois esj^ièces de pierres à bâtir. — Dépôts de coquillages. — Grottes. — Pierre ponce. — Archipel en fwnuilioD.
Aucun indice ne vient en aide pour décider
si l'île de Sainte-Hélène est le produit d'un soulèvement de la croûte solide dû globe, ou si elle est, ainsi que T Ascension, uu reste d une chaîne de montagnes qui se serait affaissée.
La sti'ucture de l'île a été modifiée à différentes époques, espacées peut-être à de grands intervalles. On rencontre sur un grand nombre de points des couches successives de schistes argileux, des laves et des bandes slialifiécs de
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sables et de marnes; ces stratifications sont souvent remarrjuables par le nombre de couches minces qu'elles présentent. Gomme ces couches semblent appartenir à des terrains de sédiment, on peut y voir une preuve à Tappui de la théorie de la formation par soulèvement.
D'autre part , en voyant partout les couches des diverses roches se terminer brusquement, on en conclut nécessairement que les grands bouleversements de la nature qui ont séparé ce qui reste de ce qui a disparu, ont amené la forme escarpée des c6tes en plongfeant dans rOcéan une partie de 1 ile.
On a déjà vu que les vallées de Sainte-Hélène partent d'une crête centrale, qui décrit une courbe depuis lès Oreilles d'âne jusqu'aux Sommets de pierre (1), et dont on peut trouver encore le prolongement dans la roche Speery à une extrémité , et dans la rocbe Shore et Tilot Creorge à l'autre.
(1) Noms de deux roches qui s'élèvent considérablement audessus de tout ce qui les entuure en deux points différents de l'ile.