‹ Saints et saintes de DieuChapitre 59 sur 68 · LE BIENHEUREUX FRANÇOIS-REGIS CLET · texte numérisé non relu

LE BIENHEUREUX FRANÇOIS-REGIS CLET

science certaine, écrivait-il. puisque j'ai passé par vingt-sept prisons, avant d'arriver ici. »

Écrivait-il pour s'en plaindre? tout au contraire. Il y a de ces âmes ainsi faites, et ce sont les meilleures, qui ne voient en tout que le bien, et partout que des gens de bien. Et cependant, dans ces prisons chinoises, voyez-le, la nuit, entravé, fixé, immobilisé sur sa couche par la longue chaîne commune qui l'attache inséparablement à la file entière de ses compagnons d'écrou ; et le jour, condamné à se tenir continûment à genoux, à nu sur des chaînes dont il fait son dur et cruel prie- Dieu.

Car il prie, mes chers Frères, il prie sans fin, l'homme de Dieu. " Quel est donc, se demandaient SCS geôliers étonnés, quel est donc ce vieillard qui a ainsi prié jusqu'au lever du jour? Quel prodige espère-t-il obtenir de son Dieu? »

Je ne sais. Messieurs, ce qu'il espérait. Mais le prodige qu'il obtint fut celui-ci : La vingt-septième et dernière prison dans laquelle il entra se trouva être, û bonheur ! celle où était renfermé un de ses prêtres indigènes. M. Chen, avec dix confesseurs de la foi réunis dans une morne chambre : « J'en versai des larmes de joie, écrit M. Clet, en considérant le soin paternel du bon Dieu à l'égard de son indigne serviteur et de ses enfants fidèles, lesquels ne pouvaient être confessés que par moi. » Là en effet, seuls ensemble, on allait pouvoir non seulement se confesser, mais s'exhorter, se réconforter, chanter les louanges de Dieu, célébrer ses

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