En 1875 il y avait i/io.ooo lits
2. L'Administration de l'Assistance publique à Paris, créée sous la seconde République par la loi du 29 janvier 18/49, figurait dans le budget de la Ville pour une somme de 35 millions 3/4 et disposait, en outre, de i5 millions de revenus qui lui sont propres.
en vue de mettre un frein aux abus, que les pensions aux vieillards ont dans certaines communes fourni, comme l'assistance médicale, matière à des partialités politiques ou personnelles '.
M. March a calculé que le nombre des personnes secourues ou en état d'être secourues était vraisemblablement entre i.55o. 000 personnes et 2.700.000 ; c'est environ 36o. 000 de plus qu'en 1878. La dépense a doublé (142 millions en 1873, 290 en 1906).
Dans le présent volume nous n'avons pas à aborder le détail des institutions d'assistance ni à chercher dans quelle proportion, par quels moyens divers et avec quelle efficacité elle est pratiquée par les particuliers et par les administrations publiques. Elle ne supprime pas les misères de la vie humaine ; elle ne les supprimera jamais. Mais les chiffres que nous venons de citer • attestent qu'elle en soulage beaucoup. La France est certainement un des Etats où l'assistance publique est aujourd'hui le plus développée. Les socialistes et même les radicaux-socialistes estiment qu'elle ne l'est pas assez et réclament davantage au nom du droit que donne, suivant eux, aux déshérités de la fortune le principe de la solidarité sociale. Les économistes calculent la dépense croissante qui pèse sur le budget et, par le budget, sur la production nationale de la richesse, et les moralistes se demandent si la généralisation des services gratuits -et la certitude d'une allocation régulière pendant la
1. On avait cru d'abord qu'il y aurait a5o.ooo personnes à secourir. Au ier juillet 1907, le ministre annonçait 346.710 assistés ; le 3i mars 1908, on donnait le chiffre de 1(10/1.177, e* ^e 2^ j viillet 1908, le rapporteur du budget faisait prévoir que l'année 1909 la dépense pour la charge de l'Etat serait de près de 100 millions.
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vieillesse, quelque insuffisante qu'elle soit, n'a pas le tort d'énerver le ressort de la prévoyance dans les âmes mollement trempées. Les politiques prévoyants se demandent aussi s'il est bon pour la liberté que tous les Français sans patrimoine, c'est-à-dire la très grande majorité des salariés, soient enrôlés sur les registres de l'Administration, subsidiés par elle et placés sous sa main par l'assistance aux enfants, par le bureau de bienfaisance, par les secours en temps de chômage, par l'assistance médicale, par la retraite ouvrière pour laquelle ils n'auraient pas de cotisation à payer si la loi qui en exempte les salaires inférieurs à 1 fr. 5o est votée, par la pension aux vieillards sans ressources, par la dispense des revenus estimés à moins de 2.5oo fr., si l'impôt sur le revenu vient à être voté tel qu'il est proposé par la Chambre des députés.