‹ Salomon et ses successeurs: solution d'un problème chronologiqueChapitre 20 sur 35 · II. Le roi Phul · texte numérisé non relu

II. Le roi Phul

Ce roi se trouve dans la Bible, dans Josèphe, dans Bérose, qui écrivit ses récits indépendamment de toute influence judaïque. On ne peut donc pas nier son existence.

11 faut le placer quelque part. QuVton fait pour se débarrasser de ce personnage gênant?

A. On a dit que Phul était ou Assur-edil-el ou Assurnirar. Mais bientôt on a vu que cette thèse était insoutenable.

B. On a supposé qu'il était un roi quelconque sous les ordres d'un roi assyrien.

Nous avons déjà répondu à la thèse que Phul n'était pas roi d'Assyrie. On ne saurait admettre à priori une a erreur de la 9 Bible, il faudrait en prouver Texistence. Une « faute » n& se présume pas, c'est exactement comme le dol en jurisprudence. La Bible distingue très-bien les rois d'Assyrie des rois de Babylone. M.Schrader allègue que dans le fras^ment de Bérose, il est question de Vhul le chaldéen. Mais cela est, ce nous semble, justement une preuve contre lui. Aurait-il été désigné comme Chaldéen, s'il avait seulement régné sur la Ghaldée et s'il n'avait pas joint à sa domination le pays de TAssyrie?

Évidemment non.

Mais on répond : « La suprématie de Babylone, établie par

étfiblit, à douze lignes de distance, la difTérence entre BÎTibelyuhin et Binkaïn; 11 a donc Tintention de les distinguer. Au surplus, le document n* 4 nomme le premier Asurbelyukin. Ce n'est donc pas le même 9iom, et il ne s'ensuivrait nullement que ce fût le même personnage; car, sous Senoachérib, on voit deux éponymes dlfTérents dans Tespace de cinq ans, qui fl'appeiient tous les deux Belemuranei, Dans ce livre, M. Smilh, pour lui emprunter ane/phcase, est décidément au dessous de la question; car Une s'agit pas de chronologie assyrienne, ni de ctironologie juive, mais de chronologie en général. Il y a dans le monde encore autre dbose que les textes cunéiformes, et il convient de s'occuper encore d'autre chose. 1 Zeitscbrift der deatschen morgenlandischen Gesellachaft. V. xxvi p. 813.

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