‹ Salomon et ses successeurs: solution d'un problème chronologiqueChapitre 19 sur 35 · OBJECTIONS SUR LES ÉPONYMES · texte numérisé non relu

OBJECTIONS SUR LES ÉPONYMES

824 Préfet du palais. 796 Chef des eunuques.

823 Ministre. 795 Ministre.

822 Chef du pays. 794 Chef du pays,

821 Préfet de Réseph. 793 Préfet de Reseph.

820 Préfet de Nasibin. 792 Préfet de Nasibin.

819 Préfet de Salmat: ' 744 Préfet d'Arrapkha.

818 Préfet de Calach. 743 Préfet de Calach.

Le préfetde Résepji suit toujours les hauts dignitaires : peutêtre déjà sous Samasbin (863), mais à coup sûr sous Binnirar (850), Salmanassar IV (821), où c'est encore le même personnage^ et sous Assurnirar. le roi Assuredilel admit bien le Tarlan, Samsiël, à l'honneur de Téponymie : mais il lui fit succéder de suite les préfets d'Arrapachitis, de Mazamua et quatorze autres.

On voit en outre que le préfet d'Arrapachitis, en 744, ne se rattache pas à un précédent.

Mais une circonstance toute différente a son importance. L'année 744 est la seule où l'on mentionne, et où Ton date ra^énement d'un roi, qui est Téglathphalasar. Pourquoi cette innovation ? Ou je me trompe fort, ou elle milite justement pour l'existence d'une lacune. On n'avait pas à indiquer le jour de l'avènement d'un roi succédant à son pore et ne changeant absolument rien dans Téiat des choses établies. Le roi, qui affranchit Ninive du Joug chaldéen, prit le préfet d'une ville quelconque, et cette ville n'esipas celle qui figuregénéralement au premier rang. Il ne se donna pas cet honneur à lui-même; en dérogeant à toutes les habitudes observées jusque là, il ne s'institue pas archonte de l'année suivante : peut-être parce que son règne n'était pas encore assez fort.

Téglatphalasar fit suivre les éponymes dans l'ordre des quatre préfets, puis il l'abandonna, et parmi ses successeurs, aucun ne se lia plus aux précédents établis et respectés par ses devanciers *.

i Aa moment de corriger les épreuves, il nous arrive ODe prétendue chro* nologie assyrienne de M. Smith, qui cite un fait inexact. 11 prétend que les deux ^efs du pays sous Assurnirar et Teglathphalassar portaient le même nom, et que c'était le même personnagct. Cela n'est pas. Le texte n« 1 nomme, le premier Binbelyukini ainsi <iao le second. Mais le texte n* 2

Les tables d'éponymes ne militent donc pas contre une interruption ; au contraire, elles favorisent cette solution de continuité.

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