‹ Salomon et ses successeurs: solution d'un problème chronologiqueChapitre 27 sur 35 · LES DATES TYRIENNES. SI · texte numérisé non relu

LES DATES TYRIENNES. SI

fournit au moins 2 ans en plus. On peut se demander quelle leçon devra être acceptée.

Nous ferons remarquer ici que les chiffres du Syncelle sont ceux de TEusèbe arménien, sauf qu'il donne 25 ansàMatgen ou Mutton ; son texte porte ainsi 157 ans, plus le nombre des années que régna le fils anonyme de la nourricCé Le texte arménien ne dit pas autre chose. Néanmoins le^ savant Movers s'est cru obligé de faire un vrai roman du texte de Josèphe et d'établir une histoire apocryphe, que rien dans l'original n'autorise. Selon Movers, enduit en erreur par un traducteur latin, le fils d'Hiram s'appelle Baléastratus ; le fils de celui-ci^ Abdastratus, périt dans une révolution du palais et le meurtrier d'Abdastratus se maintient pendant 12 ans. Alors Astartus, toujours d'après Movers, le fils de Baléastraéus, arrive au trône où ses deux frères lui succèdent. Car, selon le savant professeur de Breslau, le père d' Astartus et de ses frères, Déléastratus, s'appelle lui aussi Baléastratus. Mais il y a davantage. La royauté de l'usurpateur est rattachée à un massacre des maîtres Sidoniens par leurs esclaves dont il est ques* tion dans Justin à une époque n'importe laquelle. L'épitomateur de Trogue-Pompée place cette histoire sous le règne des Perses; mais, comme le dit Movers, a cela est manifestement » erronée » La preuve de cette erreur n'est pas fournie. Le savant chanoine avait déjà calculé que Baléastratus avait laissé à sa mort prématurée quatre ûls: Abdastratus, âgé de 20 ans, Astartus, de 21 ans, Astarymus, de 12 ans, et Phèles, de 8 ans. Les pauvres enfants 1

En ce qui concerne la chronologie, Movers avait maintenu celle de Josèphe; cependant il avait conservé, sans dire pourquoi, pour les règnes de Balezor et de Multon seuls les chiffres du Syncelle, apparemment corron^pus. Au sujet du fils de la nourrice sans nom, Movers croyait savoir, que cette anonymie lui avait été infligée comme une juste punition, parles prêtres

^ PhôDizieD, dans VEncyclopédie de Ersh et Gruber, p. 336. A cause de Tcstime méritée dont jouit Movers, il noas parait un devoir de notre part d'avertir le lecteur de cette appréciation au moins arbitraire de faits historiques, d'autant plus qu'elle est présentée avec ane sécurité et une conviction imperturbables.

auteurs des Annales tyrieyines. Il voyaitsîmplemetit ce qu'il n'y a jamais eu.

L'Eusèbe arménien, ainsi que le lexle du Syncelle, donne au fils de Hiram 17 ans, au lieu des 7,1ransmis par les chiffres de Josèphe. Puisque Hiram mourut âgé de 53 ans, il aurait, selon Josèphe, laissé un fils de 37 ans; selon Eusèbe, un fils de 27 ans. Celte dernière opinion est plus vraisemblable. Alors Hiram aurait e]x 26 ans, et non pas 16 ans, de plus que son fils; niais puisqu'il est plus facile de faire i-mk de I^Taxa Sexa que le contraire, les chiffres actuels de Josèphe doivent être changés. Cette restitution est l'une des mieux indiquée; Eusèbe les a sûrement trouvés dans son propre exemplaire de Josèphe. . Une correction analogue doit être faite au sujet du nombre attribué au règne de Mutton. Dans le texte grec il y a 9, dans Eusèbe 29. La différence relative à Balezor de 6 chez Josèphe . et 8 d'Eusèbe, semble ressortir de la ressemblance des chiffres arméniens; car le Syncelle qui porte pour Mutton 25 au lieu lie 29, ne peut être d'aucun poids, pour défendre 8 contre tous les exemplaires, de Josèphe.

Une diiïîcuhé plus grave est celle ique soulève le passage de Josèpbe relatjf au fils de la nourrice. L'extrait que lliistorîen juif fait de Ménandre expose qu'AbJastartus fut assassiné par les quatre fils de sa nourrice, dont Taîné a régne pendant 12! ans.

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Une autre édition au lieu de SexaSy'o porte SwSexa.

La phrase est étrangement construite. A quoi se rapporte donc [Aeô'oôç, après lesquels ? Eusèbe n'avait pas cette leçon devant lui; rarménien traduit : a après îequeZ, et le Syncelle lit fxeô*â^. Mais le verbe mi^iique dans celte phrase, et cette absence est contraire à la manière d'écrire que rauleuî* observe généralement.

Enfin nous voyons le mot SexaSuo, forme très-insolile, tandis que la forme ordinaire ScoSexa se trouve dans la ligne qui suit immédiatement après. Il ne faut pas oublier que ces deux mois manquaient dans l'exemplaire d^Eusèbe, ils ne

* Josèphe, contre Apion, 1, 18^ in-folio, t. ii, p. 4â9, et éditloo de Uidot, c. 17, t. II, p. 348.

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