CHAPITRE kvill
Récapitulation.
A quoi se réduit, au bout du compte, le nombre des fautes de la chronologie biblique? Aux fautes suivantes : 1*^ Achab n'a pas régné 22 ans, mais 21 ans.
2« Ménachem n'a pas régné 10 ans^ mais au moins 10 ans
et demi; encore ce point n'est pas prouvé.
3' Joram n'a pas pu régner 8 ans consécutifs. 4» Joachaz n*est pas monté sur Je trône dansla37"s mais
dans la 39"»® année de Joas : point reconnu.
5« Baësa ne peut avoir fait la guerre à Asa dans la S6« année
d'Asa, mais dans la lô"»* ou la 26*".
ô** Sennachérib ne fit pas la guerre à la Judée dans Tannée
de la maladie d'Ezéchias^ de ce roi ou dans la 14"%
mais 14 ans plus tard.
7° La Bible elle-même contredit la donnée fausse que Pékah
fut tué dans la âO"* année de Jotham.
8° 11 peut y avoir une faute de chiffre dansla donnée relative
à rage d'Ezéchia? .
Par contre, les données concernant la durée des règnes de Jéroboam II et de Pékah, ont été reconnues comme n'étant pas erronées»
Canon de la chronologie biblique.
Nous donnerons mainlenant les dates telles qu'elles résultent de l'examen des textes. Les trois points capitaux de la chronologie, la mort d'Achab, le règne de Jéhu, la prise de Samarie pouvant être fixés jusqu'au mois près, nous avons tenté d'introduire partout la même précision. Les résultats proposés sont le produit des calculs b^sés sur les données bibliques; dans aucun cas l'erreur ne peutêtre grande; dans les résultats les moins précis la limite de Terreur est de 3 mois. Les dates concernant Manassé, Amon et Josias sont les moins précises; par contre, les époques les plus sûres sont celles qu'éclair-
cissent les syncbronismes, et à ces dates certaines s'associe le temps précédent la destruction de Jérusalem. Dans quelques périodes, par exemple, pendant le règne d'Asa, on ne peut changer un terme sans défanger le tout, ou sans amener un conflit avec les données bibliques. En tout cas, cet essai de préciser jusqu'au mois près, a le grand avantage de faire voir la chronologie biblique dans ce qu'elle est véritablement; et seulement en s'appliquant à fixer les époques mois par mois, nous avons pu réussir à écarter toute erreur relative à l'année. Nous donnons les chiffres du comput chronologique avant l'ère chrétienne, et non pas la notation astronomique. L'autre nombre est notre manière de dater, qui augmente l'ère chrétienne de 10,000 ans, qui n'admet pas des chiffres convergents. On peut ainsi opérer plus facilement avec des mois, ce qui est moins commode quand on se sert de chiffres convergents.