‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 10 sur 339 · COMMENCEMENTS DE SALOMON — BETHSABÉE — NATHAN · texte numérisé non relu

COMMENCEMENTS DE SALOMON — BETHSABÉE — NATHAN

Les commencements de Salomon, son intronisation, les premiers actes de son gouvernement, se trouvent intimement liés aux dernières années de la vie de David, son père, vie que nous avons racontée dans un précédent volume.

La Bible , déjà si sobre de détails sur David , consacre quelques pages seulement à son fils. Les grands événements dramatiques , les personnages variés qui s'y mêlent, les contrastes, les péripéties, tant de choses qui font de la biographie de David l'un des livres de l'antiquité les plus attachants et les plus fertiles en leçons variées, ne se retrouvent pas au même degré dans l'histoire de Salomon. Il ne faut plus s'attendre aux récits épisodiques, reflétant et les mœurs du peuple et les agitations de la cour, ni aux bulletins des grandes batailles et des grandes victoires. Poursuivant un même but, l'auteur des livres de Samuel et l'auteur des livres des Rois glorifient Jéhovah dans l'histoire d'un même peuple ,

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écrite avec une même sincérité ; mais le biographe de David trace des tableaux dans lesquels les personnes, les caractères et, pour ainsi dire, les paysages se détachent avec un relief plus frappant d'individualité originale : on dirait une galerie de portraits. L'auteur du livre des Rois s'attache à raconter un règne plutôt qu'à peindre un homme ; il célèbre une gloire, des richesses, des monuments, une vertu générale, variée sans doute dans ses applications, mais revenant toujours la même : la sagesse.

Quand , à Tâge de vingt ans, Salomon s'assied sur le trône, si Ton constate encore quelque agitation dans la maison royale ou au dehors, ce sont des oscillations affaiblies et dernières, comparables à celles dWe montagne qui s'assied et se met en équilibre sur de fortes bases, après un immense ébranlement. L'ère d'une paix féconde succède aux labeurs , aux secousses et aux surprises de l'enfantement d'une nation.

David, protégé par la main de Dieu, avait été le fugitif sauvé des plus périlleux hasards, le roi belliqueux , le conquérant invincible , l'organisateur actif, le fondateur providentiel de la monarchie d'Israël. Salomon fut le roi pacifique. La gloire de son nom , sa puissance , ne s'étendent point par les armes ni le sang versé, mais par l'influence réglée d'une sagesse devenue proverbiale. Dès les premiers jours de son règne, sa renommée n'a de limites que celles du monde.

Salomon, nnb^, Schelomo, le troisième roi d'Israël, n'était pas, comme on a osé l'écrire, le fruit de l'adultère de David avec Bethsabée , mais le second fils de cette dernière et de David devenu son époux légitime. L'Ecriture lui donne trois frères :

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