LA REINE DE SABA
Plus on entre dans la vie de Salomon, plus on regrette l'absence des documents perdus, et la brièveté j la rareté de ceux qui nous sont parvenus ; ils jetteraient une vive lumière, non seulement sur la Palestine, mais aussi sur les nombreux petits Etats qui occupaient, au temps de Salomon, des territoires importants, s'étendant des rives du Nil aux rives de l'Euphrate.
On se représente trop ces peuples comme séparés par des barrières infranchissables, étrangers à leurs voisins, indifférents les uns aux autres et ignorant absolument ce qui s'accomplissait au loin. Leurs relations mutuelles sont cependant un fait certain. A défaut d'autre témoignage, ne suffit-il pas que l'histoire nous montre ces nations souvent liguées ensemble et liées par des traités?
L'absence d'ambassadeurs, de légats, de chargés d'affaires à l'étranger; le manque de courriers et de tout service postal régulier, tant de moyens de communication qui, s'ils faisaient tout à coup défaut aujourd'hui, nous isoleraient instantanément, nous font supposer à tort que les peuples autrefois se résignaient à s'ignorer complètement. Il n^en était rien. Les relations commerciales s'imposaient,