‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 15 sur 339 · CHAPITRE I H · texte numérisé non relu

CHAPITRE I H

David, sans doute ^ avait remarqué les qualités brillantes qui se révélaient déjà dans son jeune fils ; il est à croire qu'il ne douta jamais qu'il ne fût l'enfant de la promesse, et, selon l'opinion commune, le père choisit pour gouverneur de son enfant, en vue de l'avenir que Jéhovah lui préparait , l'homme le plus pieux de son royaume, le prophète Nathan. On devine avec quel amour, avec quelle religieuse sollicitude, Nathan cultiva la plante précieuse qui lui était confiée. Il enseigna, avant toutes choses, la vertu à son royal élève. Le jeune prince fît à cette école des progrès si rapides et si admirables, que son saint précepteur lui donna , comme nous Tavons dit, le surnom de nnn^ ledidia, a chéri de Jéhovah '. » Et plus tard, Tauteur de TEcclésiastique s'écriera : « O prince , comme vous avez été bien instruit dans votre jeunesse '^ ! »

Ajoutons, pour être complet, que ces qualités morales étaient magnifiquement rehaussées par les charmes d'une beauté extraordinaire , avantage fort appréciable en Orient, où plus qu'ailleurs encore on juge les hommes selon ce qu'ils paraissent extérieurement. Les Israélites n'avaient-ils pas acclamé Saûl avec enthousiasme, pour cela seul qu'il parut plus grand que les autres de toute la téte^?

L'Écriture ne nous a tracé nulle part directement

op. cit., t. III, p. 40, 41.) Nous avons été nous -même témoin, à Tiemcen, de la sévérité contemporaine des maîtres arabes envers leurs élèves : le maître, armé d'une longue verge, se place au milieu des enfants accroupis en cercle ; sitôt qu'ils cessent d'écrire ou de lire à haute voix , sans les avertir ou au préalable , il les frappe sans pitié.

* IIReg. XII, 25.

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