‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 164 sur 339 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

l'ECCLÉSIASTE. — TEXTES ET COMMENTAIRES

I. Le Cosmos et l'effort humain. — IL Vanité de Teffort humain dans la science. — IIL Vanité de l'effort humain dans l'étude et l'acquisition de la sagesse. — IV. Vanité du plaisir, du luxe et du bien-être. — V. Vanité de la sagesse humaine. — VI. Vanité du bien que l'homme abandonné à lui-même peut faire sur la terre.

Si le Kohéleth n'était pas un livre divinement inspiré , il faudrait s'étonner des hauteurs où , dès le début, il place son lecteur. Celui-ci, sans en être averti et sans préparation, est mis en présence de ce que la physique et la philosophie offrent de plus mystérieux. Quels sont les principes et les causes, la nature et la valeur du phénomène grandiose qui se déploie devant les yeux de l'homme curieux et inquiet? C'est du phénomène que Salomon entend remonter aux causes éternelles. Comment, mille ans avant notre ère, le Kohéleth a-t-il touché, avec une méthode qui rappelle en quelque manière celle de Platon, tant de sujets profonds soulevant des problèmes que ce philosophe traitera six à sept siècles plus tard? Car, si l'on veut y regarder de près, on trouve, sous les formes orientales du Kohéleth, les

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