‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 298 sur 339 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

main et que la myrrhe la plus pure coule entre mes doigts. On en avait rempli la serrure ^

6. J'ouvris à mon bien- aimé; mais mon bienaimé avait disparu, il avait fui. Mes esprits m'avaient abandonnée, quand il fit entendre sa voix. Je l'ai cherché, et ne l'ai point trouvé; je l'ai appelé, et il ne m'a pas répondu.

7. Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée; ils m'ont frappée, ils m'ont meurtrie; les gardes des murailles m'ont enlevé mon manteau.

8. Je vous en conjure (ai-je dit), ô filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien -aimé, dites -lui que je me meurs d'amour.

LES FILLES DE JÉRUSALEM

9. Qu'a donc ton bien- aimé de plus que les autres, ô la plus belle des femmes? qu'a-t-il, ton bien-aimé entre tous les bien-aimés, pour que tu nous supplies de la sorte?

l'épouse

10. Mon bien-aimé est blanc et vermeil; on le distingue entre dix mille.

11. Sa tête est comme l'or épuré ; les boucles de ses cheveux sont flexibles comme les rameaux du palmier et noires comme le corbeau.

12. Ses yeux sont comme des colombes au bord des eaux, des colombes qui se baignent dans le lait et s'y reposent.

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